Hélène Sirieys : Ode à la curiosité, entre amour et paysages

9 Avr 2019 | De vous à nous

Hélène Sirieys, architecte paysagiste, nous a reçu chez elle, au cœur d’Agen et nous a livré son regard singulier sur la destination avec passion et générosité.

Rencontre avec une maman de quatre enfants, brillante, multi-talents, un brin hyperactive qui nous confie au fil de l’eau son amour pour les plaisirs simples.

Présentez-vous en quelques mots, quelles sont vos origines ?

J’ai grandi dans le Lot, à Saint-Céré. J’aurais aimé faire les Beaux-Arts, mais il était plus rassurant pour ma famille que je m’oriente vers ce qu’on appelait à l’époque « un vrai métier ».

J’ai donc débuté des études d’architecte pour pouvoir intégrer l’Ecole du Paysage de Versailles, où je suis devenue Paysagiste DPLG.  Plus tard, j’ai complété mon parcours d’une formation spécifique sur les jardins historiques, sujet qui me passionne.

Pourquoi avoir choisi de vous installer à Agen ?

Il y a 20 ans, avec mon mari, nous avons choisi Agen pour sa position centrale. L’idée d’avoir accès facilement à Paris, à Bordeaux ou Toulouse, tout cela depuis la gare, nous plaisait beaucoup.

Nous nous sommes installés au centre-ville, c’était l’idéal pour nos enfants car ils pouvaient se rendre à l’école ou à leurs activités à pied sans que nous soyons inquiets. Cette ville offre vraiment une belle qualité de vie.

Quelle est votre actualité ? Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

J’ai récemment travaillé sur la requalification du Square du Pin à Agen.  

Mon année 2017 a été marquée par un travail sur le jardin historique au château royal de Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme). C’est un beau chantier car un véritable dialogue s’est établi avec les propriétaires des lieux et c’est de cette manière que j’aime travailler.

Globalement, je suis attirée par le modeste dans les projets que je mène et je me retrouve totalement dans le « Manifeste de la frugalité heureuse »*. *lancé par les architectes Philippe Madec et Dominique Gauzin-Müller au côté de l’ingénieur Alain Bornarel – NDLR

Y a-t-il une essence, un végétal qui vous attire ou que vous aimez particulièrement travailler ?

Je crois avoir une affection particulière pour le tilleul. Un tilleul avait été planté le jour de ma naissance près de ma maison natale, c’est peut-être pour ça. C’est un arbre qui sent très bon, grâce auquel on peut faire de la tisane, qui a de jolies feuilles, tout cela en fait un arbre très sympathique.

De la même manière, y a-t-il un paysage qui vous touche particulièrement ?

Les paysages encore inconnus. Mon moteur, ce qui me touche et me passionne, c’est la curiosité !

J’aime également les paysages en relief, qui présentent une topographie intéressante.

Je suis aussi toujours touchée par l’intelligence instinctive des lieux, par le rapport entre un jardin et son site. Lorsqu’ils sont en dialogue, il s’en dégage une émotion.

Quels sont vos loisirs quand vous ne travaillez pas ?

Je marche beaucoup, j’aime les bords du Canal, mon mari niçois y retrouve des éléments de son enfance, les palmiers du bas de l’Ermitage, les mimosas, … Je vais aussi à la piscine toutes les semaines, à Aquasud, c’est très agréable.

Enfin, je me suis récemment initiée à l’héliogravure. L’art qui m’attirait plus jeune m’a rattrapée et j’ai aménagé du temps pour m’y consacrer. J’y prends beaucoup de plaisir.

Vos coups de cœur sur la destination ?

Pour me balader, j’aime le circuit Graviers / Canal en passant par la passerelle et le Pont-Canal, le Coteau de l’Ermitage, le cimetière de Dolmayrac et tous ces petits lieux autour de l’eau. J’aime également me balader sur le site du Parc Naturel de Passeligne à Boé. J’ai un attachement particulier pour ce lieu puisque j’ai participé à sa métamorphose.

J’aime la place Armand Fallières et ses platanes, cèdres et marronniers. On y sent battre le pouls de la ville.

Je ne me lasse pas d’aller au Musée des Beaux-Arts, j’y fais toujours de belles rencontres artistiques.

J’aime aller boire un verre au Café des Montreurs d’Images. Je vais au restaurant plutôt le midi: au P’tit Bonheur, au Bistronome, au Café Vélo, à la Part des Anges, ou encore à l’Auberge du Prieuré à Moirax.

Pour finir j’adore faire mon marché ! J’ai mon réseau de producteurs, je les retrouve le samedi matin au marché bio de la Place des Laitiers et au marché fermier du gravier, ou encore le dimanche matin au Pin.

Mon petit secret lorsque je reçois des invités qui ne connaissent pas Agen, c’est de les amener au dernier étage du marché parking, on y a une vue imprenable sur la ville !