Pierre Mickaël Faure : « Je construis un jardin en coquillage… ».

4 Déc 2018 | Regards extérieurs

Rendez vous au Musée des Beaux-Arts d’Agen avec Pierre Mickaël FAURE, artiste danseur et chorégraphe de danse contemporaine. Il nous raconte son parcours fait de hasard et de belles rencontres. Allons à la découverte d’une personnalité hors du commun qui se laisse porter par l’inconnu et le lâcher prise.

Présentez vous en quelques mots ?

Je suis installé à Agen depuis 15 ans mais je suis né à Lyon il y a 43 ans. J’ai commencé par la danse classique très jeune (6 – 7 ans). J’ai intégré le Conservatoire de Perpignan, puis l’Opéra de Marseille et enfin le Ballet Atlantique dirigée par Régine Chopinot. A cette époque ma carrière artistique a commencé et j’ai pris part à la création chorégraphique.

Parlez nous de votre actualité :

Aujourd’hui, je suis définitivement du côté de la création notamment avec mon groupe agenais qui s’appelle « Nessuno » et qui compte un musicien (Arnaud MILLAN) un responsable des lumières (Sylvain HUC) et moi même. Nous travaillons en résidence notamment pour les Jacobins, le Musée, la Chapelle du Martrou et le Florida. J’aime investir des lieux pour une représentation. La transmission fait également parti de mon travail. La danse est un outil qui permet le lâché prise et la résistance. C’est le cas pour mon projet « Plat pente » réalisé avec l’école Bara (une classe de CM2) accompagnée de 6 personnes de 30 à 40 ans n’ayant pas forcément un profil de danseur. La danse devient alors un lien social, une vraie alchimie, une libération des corps et des préjugés.

Comment trouvez-vous votre inspiration ?

Tous les matins, je prends mon café. Je me pose en terrasse avec mon calepin et j’observe le monde qui bouge. Je rencontre des gens, je regarde et je transpose mes idées par écrit. Pour moi l’écriture donne du sens à la danse. Tous les matins je veux être témoin de la vie de la ville, de sa réalité sociale et culturelle ainsi que de ces changements.

Pourquoi avoir choisi Agen ?

C’est le hasard de la vie, ma compagne est originaire d’Astaffort. Agen était pour moi mon port d’attache avec les facilités de transports pour mes déplacements professionnels nationaux et internationaux. C’est devenu par la suite un vrai cadre de vie avec une qualité de vie indéniable « On est bien à Agen ».

Par ailleurs, il n’y  pas de chorégraphe professionnel à Agen et je voulais apporter un nouveau regard sur la culture. Il y a beaucoup de diffusion et de proposition mais pas de lieux de travail pour l’art vivant.

Je suis fier de présenter mes créations dans les lieux culturels de la ville comme le Théâtre, a Médiathèque et le Musée des Beaux-Arts. « Je veux rendre vivante la cité ».

Vos petites adresses de la destination

Les Montreurs d’Images, le Marché Porte du Pin, le Quartz et le Bistrot Voltaire. Je me déplace à vélo et je cours le long du canal.