Vis ma vie de saisonnier

31 Juil 2018 | De vous à nous

Depuis le 3 Juillet, date à laquelle j’ai pris pour 2 mois mes nouvelles fonctions de saisonnier, je me suis trouvé un nouveau rythme.  Il est 9 h 40, je pars de chez moi pour arriver à l’office avant 10 h. C’est bien agréable d’être si près de son lieu de travail ! Me voilà à présent à l’accueil. Le temps d’ouvrir les volets, sortir la grande flamme aux couleurs d’Agen et déjà des habitants du village qui arrivent. Réserver des places pour les festivités locales, guider les grands-parents qui gardent les petits enfants, organiser le vide-grenier de Laplume, mais aussi renseigner les touristes en quête de destinations précises ou les curieux indécis sont à présent mes nouveaux devoirs.

Le reste de l’année je fais des études en art, du dessin et de la peinture numérique entre autres. Et cet été, j’ai lâché les crayons pour des stylos et mon Photoshop pour Excel et Word. Enfin, pas totalement.

Il est déjà midi. Ce matin j’aurai donc inscrit quelques habitants du village pour le vide-grenier, réservé des repas et guidé les premiers touristes du jour. La flamme est rentrée, les volets fermés. A tout à l’heure !

Il va être 15 heures, je retourne à l’accueil et la flamme sort prendre l’air à nouveau. Je consulte les messages et les mails envoyés pendant les heures de fermeture. Les après-midi sont plus calmes, cependant je vois tout de même quelques personnes pour des renseignements sur les villages alentours, des activités à faire ou pour le vide-grenier à nouveau. A Laplume, il est des jours d’affluence et d’autres moins.

Alors, dès que je me retrouve seul au bureau, je sors ma trousse et mes crayons, quelques feuilles, puis je m’en vais chercher parmi les flyers que je distribue celui d’un monument que je pourrai dessiner, comme le Château de Duras, ou bien l’église de Laplume. Crayon, aquarelle, feutre (ou bien les 3), le choix est vaste et libre. Je me lance. J’ai bien avancé, mais je n’aurai pas le temps de finir aujourd’hui car voilà que les cloches m’indiquent qu’il est 18 h.

Alors, je récupère mes affaires, m’assure de bien fermer les volets, de bien fermer le local, et lui dit :« à demain ! » .