VISITE GUIDEE SUR LES PAS DE JASMIN

4 Août 2017 | Nos coups de coœur

En arrivant à Agen il y a 10 ans maintenant, je n’avais pas la moindre idée de qui pouvait être Jasmin. Il y avait bien cette place qui portait son nom, mais j’avoue que pour moi c’était surtout la place des cafés sympas.

Depuis, Agen m’a adoptée, et je connais ses illustres parmi lesquels figure le poète coiffeur occitan, enfant du Pays, Jacques BOE dit Jasmin. Ou plutôt je pensais le connaître, jusqu’à suivre la visite costumée nocturne sur les pas de Jasmin, organisée tous les jeudis soirs d’été par l’Office de Tourisme (livret des visites estivales 2017).

Je reçois de la famille qui ne connaît que peu Agen et je me dis que cette visite est l’occasion d’une découverte ludique, hors des sentiers battus.

21h, rendez-vous rue Garonne, devant l’Office de Tourisme, Jasmin est là et nous attend. Jasmin c’est en fait Vincent, notre guide conférencier, mon collègue que je vois tous les jours au bureau. Et pourtant, dès qu’il prend la parole, le collègue laisse la place au poète et j’ai vraiment l’impression que la statue de la Place Jasmin prend vie, là, face à moi. C’est presque perturbant au début.

Et puis la découverte commence, les anecdotes sur la vie du poète du XIXème se succèdent, chaque étape m’en apprend un peu plus sur ce personnage haut en couleur et sur cette ville qui est la mienne. Ma famille est conquise, tant par la ville que par le format de la visite.

Nous traversons les rues et places animées, dont les terrasses des restaurants débordent. Les restaurateurs, loin d’être gênés par notre convoi, donnent le change à Jasmin tendis que les groupes attablés sont surpris, amusés et attrapent au vol quelques parties de la visite.

La nuit est tombée. Munis de notre lanterne, nous continuons la visite sur les pas de Jasmin dans une partie plus calme de la ville. L’ambiance devient plus feutrée et tellement poétique. Nous passons devant la maison natale de Jasmin, empruntons des ruelles dans lesquelles je n’étais jamais passée, puis progressivement nous revenons au bruissement des grands boulevards animés.

La visite terminée, je garde de cette heure et demie passée en compagnie du poète Jasmin le sentiment de mieux le connaître, de mieux comprendre ma ville d’adoption et les gens qui la font vivre, et surtout d’avoir vécu un instant suspendu et privilégié avec les autres membres de notre petit groupe.

Ma famille est agréablement surprise et me demande : « La station de métro Jasmin, à Paris, c’est lui ? »

Je suis fière de pouvoir leur répondre que oui, en citant les mots du poète « Si Paris me rend fier, Agen me rend heureux »

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